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L'externalisation

  •  Des sociétés de recouvrement mobilisées en dernière extrémité.
    Un  recours important à l'externalisation du recouvrement
Près d'une entreprise sur deux externalise, en totalité ou en partie, le recouvrement de ses créances.
Cette proportion est sensiblement plus faible dans le cas des créances commerciales.
   
L'externalisation est particulièrement fréquente dans le secteur de la distribution, qu'il s'agisse du commerce de gros ou de détail. Elle est par contre très faible pour les services et la santé.
 
Externalisation
   
Externalisation
* Les chiffres sont donnés en pourcentage


  •   Une transmission tardive, avec une mauvaise évaluation de la situation des dossiers par l'entreprise
   
  Externalisation
Lorsque l'entreprise estime que toutes les voies de recours amiable ont été épuisées :

Quand on considère qu'il n'y a plus trop d'espoir, plutôt que d'enfermer le dossier dans une armoire et finir par l'oublier… sans grand espoir d'une certaine manière, puisqu'à un moment donné on considère que la perte est acquise "

Généralement, compte-tenu de l'importance accordée à la préservation de la relation commerciale, les dossiers ne sont transmis au prestataire qu'après plusieurs relances effectuées en interne (dans 76% des entreprises détenant des créances civiles, 87% de celles détenant des créances commerciales), lorsque l'entreprise estime que toutes les voies de recours amiable ont été épuisées.

Mais même parmi les dossiers adressés pour un traitement judiciaire, la majeure partie est recouvrée de façon amiable par la société de recouvrement (75% en ce qui concerne Effico-Soreco).



  •  La nécessité de compétences et de moyens spécifiques
   
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" Parce que faire nous même, ça veut dire mettre des moyens en œuvre, développer des outils informatiques etc. Or le développement actuel est centré sur le business vraiment, se créer un portefeuille, etc… On met plus d'énergie du côté du développement que du recouvrement "

Les principales motivations à l'externalisation du recouvrement sont :

  • Un volume important de créances de faible montant unitaire, nécessitant des moyens techniques et humains importants, dont l'entreprise ne souhaite pas se doter pour se consacrer à son cœur de métier,
  • Un besoin de réactivité et de flexibilité pour traiter de brusques variations du flux de créances impayées,


externalisation  
C'est un problème de gestion des flux ; quand les volumes deviennent importants vous avez une équipe qui est incapable au téléphone de traiter la totalité des rejets et cela peut être ponctuel, sur un mois ", "  Seule la sous-traitance peut absorber cette distorsion d'activité, l'interne gardant le socle et la sous-traitance gérant le débordement. On n'adaptera pas nos effectifs à la volumétrie mais le prestataire s'adaptera au débordement… Comme il est multi-entreprise il mutualise là où nous on ne mutualise pas "
   
  • La recherche d'une expertise juridique dont l'entreprise ne dispose pas.

  • Le moyen de durcir le ton sans nuire à l'image de l'entreprise
   
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L'idée c'était surtout qu'il n'y ait pas un sentiment d'impunité ou de négligence de la part des salariés des entreprises clientes. Le salarié d'un laboratoire médical qui a plusieurs milliers d'euros d'impayés chez nous pourrait se dire : je ne paie pas car finalement il ne se passe jamais rien. Alors que là, même si c'est petit, il recevra quand même des courriers…"

De plus, l'intervention d'un sous-traitant spécialisé permet d'une part de préserver l'image de l'entreprise auprès de ses clients, d'autre part de marquer symboliquement un changement de registre dans la relation, de passer à un message plus rigoureux après une longue phase amiable.


  • A enjeu jugé faible, satisfaction assurée !
    externalisation

Etant donnés le peu d'importance accordé aux conséquences financières directes des impayés et la faiblesse des moyens dégagés en interne, le niveau d'exigence reste très limité. C'est pourquoi, de façon presque unanime, les responsables interrogés se déclarent satisfaits sur tous les plans : l'organisation mise en place pour le recouvrement de créances, les résultats obtenus, les prestataires (pour ceux qui font appel à l'externalisation).

La satisfaction est particulièrement forte, sur tous les aspects, pour les créances commerciales ainsi que dans les activités de services (aux entreprises et aux particuliers). Ceux qui recourent à l'externalisation se montrent positifs à l'égard de leurs sous-traitants sur tous les plans : coûts, efficacité, professionnalisme, réactivité, moyens mis à disposition, retour d'information, capacité d'adaptation aux spécificités du métier ou à un surcroît de charge, intégration aux systèmes d'information internes, expertise juridique, qualité des relations avec les clients débiteurs, traitement des litiges.

 
   
  •  Au final, la chaîne de traitement présente une nette hétérogénéité, avec des lignes de rupture marquées.

    Les entreprises se montrent d'une grande vigilance en amont pour sécuriser leur risque client et n'hésitent pas à faire appel à une société spécialisée en aval, en fin de phase de recouvrement amiable.

    Mais cette phase amiable, généralement traitée en interne pour l'essentiel, est peu professionnalisée, dotée de moyens insuffisants, tant pour le traitement que pour le suivi, alors que c'est sur elle que reposent véritablement les enjeux.
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